La puissance de l’acceptation – Lise Bourbeau

Acceptation- Lise Bourbeau-Enjoy Your Journey

La puissance de l’acceptation est le 18ème livre de Lise Bourbeau, auteure, conférencière, fondatrice de l’école Écoute Ton corps, la plus grande école de développement personnel au Québec, mondialement connue et reconnue.
Elle est particulièrement renommée pour son travail sur Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, et sa série de livres autour du thème Ecoute ton corps, où le corps et les maux physiques sont interprétés comme les révélateurs et messagers de nos dilemmes et maux intérieurs.

Cet ouvrage synthétise l’essence de ses enseignements, dans un chemin vers l’amour véritable. Il est, de ce point de vue, un livre clé, qui explore le thème de l’acceptation, au cœur de ce qu’elle transmet.

A travers l’accompagnement et le suivi thérapeutique fictif d’une famille « théorique » qui viendrait la consulter (comme une synthèse des difficultés rencontrées par ses patients), elle nous transmet sa perception de ce qu’est l’acceptation, ainsi que des conseils et suggestions de passage à l’action qui sont facilement transposables.

C’est un livre « pratique », dans le sens où il est concret, ancré dans la réalité et aide vraiment à évoluer. En explorant diverses situations, expériences de vie et questionnements, elle nous apporte son regard, sa vision, imprégnée d’humanité, de sagesse, de compréhension, et de compassion.

Elle y explique ce qu’est réellement l’acceptation, pour soi et pour autrui, sa définition (ce que c’est et ce que ce n’est pas), ses limites, sa puissance, ses effets, dans notre vie et dans nos relations.
Elle précise la différence entre accepter, se soumettre et comprendre.
Elle répond à des interrogations telles que : tout peut-il être accepté ? suis-je en train d’accepter ou de me résigner ?
Il y est aussi question de réconciliation et de pardon.

Elle accompagne ainsi cette « famille » (et nous, lecteurs, par la même occasion) vers un chemin de responsabilité, sans blâme ni culpabilité.
« En réalité, personne n’est en faute, il n’y a que des gens qui souffrent et qui ne savent pas comment gérer certaines situations ».

Le sommaire témoigne de la variété des thèmes abordés, pour nous aider à accepter :

  • d’en avoir plus ou moins que les autres
  • la perte
  • la maladie
  • la vieillesse et la mort
  • les blessures
  • l’état de la planète
  • les autres

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce livre,
et ce qu’il m’a personnellement apporté :

  • La façon dont elle aborde toutes ces notions autour de l’acceptation et l’amour véritable, que ce soient des judicieux rappels, ou des éclairages nouveaux.
  • Son processus de questionnement pour conduire les consultations, qu’il est possible et intéressant de suivre et s’appliquer en auto-accompagnement. « Quand on se pose la bonne question, la réponse vient rapidement. »
  • Les multiples stratégies utilisées par l’ego pour nous préserver (de son point de vue) : comment l’ego peut se « déguiser » pour nous faire croire qu’il agit pour notre plus grand bien, que nous avons « raison » de penser comme nous pensons…
  • Sa définition de l’amour véritable: « La plupart des gens se méprennent sur bien des attitudes et des comportements qu’ils considèrent comme de l’amour véritable : l’affection, la pitié, le dévouement, l’amour passionnel, un comportement possessif, l’égoïsme et faire plaisir. » Ce thème en soi me semble si fondamental, que je vous partage par ailleurs en intégralité l’extrait dans lequel elle développe sa définition (le lien est à la fin de l’article).
  • Sa vision de l’égoïsme que je n’avais jamais vue évoquée sous cette forme (je dois avouer que cette définition a chamboulé chez moi certaines perceptions et modes de fonctionnement) : « C’est toujours la personne qui veut que l’autre réponde à ses désirs qui est l’égoïste. L’autre en disant non, ne fait qu’exprimer ses propres besoins ou ses limites. » « Être égoïste, c’est vouloir que l’autre s’occupe de nos besoins avant les siens ; c’est prendre pour soi au détriment de l’autre ; c’est croire que les autres sont responsables de notre bonheur. »
  • La caractérisation du mensonge: « un mensonge se reconnait par l’incohérence entre ce qu’une personne dit, pense, ressent et fait ». J’apprécie l’apologie de l’authenticité qu’elle développe à partir de cette réflexion, en nous incitant à nous accepter, y compris dans nos complexités et paradoxes.
  • L’incidence des attentes non formulées dans les relations, sources de conflits potentiels. La nécessité de les clarifier, et de se mettre d’accord : « Pas d’attentes sans entente ».
  • « On n’a jamais peur pour les autres, mais seulement pour soi »
  • La notion de responsabilité (avec laquelle je suis totalement en accord…) : « être responsable, c’est assumer les conséquences de nos choix et laisser les autres assumer les conséquences de leurs propres décisions. »
  • « Quand on trouve très difficile de faire une réconciliation avec une autre personne, c’est simplement parce que cette personne nous rappelle d’une façon pénible ce que nous ne pouvons pas accepter de nous-mêmes ». « Pour la majorité des gens, l’acceptation de soi-même est plus difficile à atteindre que l’acceptation des autres. » « On ne peut devenir ce qu’on veut être tant et aussi longtemps qu’on n’a pas accepté d’abord d’être ce qu’on ne veut pas être ».
  • « Croire signifie tenir pour vrai. La vérité pour chacun de nous est différente et relative.»
  • « Tant qu’une personne ne demande pas d’aide, il ne sert à rien de lui imposer la forme d’aide que nous croyons être la bonne pour elle. »
  • « Ce n’est pas parce qu’on sait quelque chose qu’on est capable de le mettre en pratique tout le temps. Le plus important est de nous donner le droit de ne pas être capable d’appliquer tout ce que nous apprenons à chaque instant de notre vie. »
  • Être dans l’acceptation ne signifie pas être d’accord.
  • Faire la différence entre accepter, se résigner et se soumettre : « Pour ce faire il faut porter attention aux ressentis. » « Lâcher prise ne signifie pas ne plus vouloir quelque chose. Ça signifie plutôt être bien même si nous n’avons pas le résultat désiré. C’est faire entièrement confiance à notre Dieu intérieur qui sait exactement ce dont nous avons besoin. » « Lâcher prise signifie se remettre entre les mains de l’Univers en sachant que nous avons fait tout ce que nous pouvions. […] Ce n’est pas parce que nous acceptons une situation que nous devons nous laisser faire, que nous devons rester passif […] Il n’y a jamais de bonnes ou de mauvaises expériences : il n’y a que de bonnes ou de mauvaises façons de les gérer. »
  • Concernant la planète : « Acceptons le fait que si la planète est actuellement dans un état d’urgence, c’est pour nous rappeler l’état d’urgence dans lequel l’humain se trouve. La planète où nous sommes nous enjoint de vivre selon l’ordre des choses, selon l’état naturel de la vie, selon les lois biologiques. Nous devons appliquer ces notions dans tous les domaines de notre vie, tant personnel que professionnel. » (Je rappelle à ce sujet que le livre est paru en 2007).

Je termine par l’enseignement qui m’a le plus touché :
« Chaque âme a une raison très précise pour être sur Terre et si elle décide que son plan de vie lui semble trop difficile à atteindre dans cette vie-ci et qu’elle préfère revenir avec un autre corps, dans une autre vie pour reprendre ce même plan de vie, qui sommes-nous pour dire que cette âme n’a pas le droit de le faire ? Cela s’appelle le grand respect de la vie. »
J’ai été confrontée au suicide d’un proche, qui m’a beaucoup impactée. Cette vision de non jugement face au choix fondamental d’une personne, m’a profondément libérée et apaisée.
D’une façon plus globale, cette notion de plan de vie, m’a permis d’élargir mes perceptions sur ce que vivent les uns et les autres. Elle a développé une vision orientée vers le non-jugement : qui sommes-nous pour juger le comportement d’autrui ? Nous ne connaissons pas son plan de vie. Nous ne savons pas ce qui est réellement bon pour lui, ce qu’il est venu apprendre, ce qu’il est venu expérimenter.
Je laisse ces considérations à votre réflexion personnelle.

J’ai choisi de mentionner parmi l’ensemble des thèmes abordés ce qui m’a le plus apporté (j’assume ma subjectivité), et il y reste de nombreux points de vue intéressants à découvrir.
Vous l’aurez compris, c’est un livre qui m’a éclairée sur bien des sujets et je le recommande fortement. Et lorsque je le relis, j’apprends encore.

Si vous avez apprécié la pensée de Lise Bourbeau à travers cet article, j’ai sélectionné deux extraits, deux pépites, pour mieux comprendre et approfondir ces sujets (il suffit de cliquer sur les titres ci-dessous) :

Partage :

Share on facebook
Share on linkedin
Vous pourriez aussi aimer
Partage et Discussion
Young woman enjoying the nature

Rejoignez notre groupe Facebook
pour partager et se retrouver :
cliquer ici

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page